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Si communiquer c’est mettre en commun, et s’il est aujourd’hui admis que la réussite de l'entreprise passe par une réelle cohérence entre ses employés et ses dirigeants, force est de constater que ces principes ne sont pas appliqués dans nombre d’entreprises françaises.

Le pouvoir toujours associé à la détention de l’information

socialearning - Vous avez dit communiquer ? Oui pour mettre en commun

Dans mes missions d’audit et de conseil en management, les problèmes rencontrés par les entreprises résultent à 99 % d’un manque de stratégie de communication ou d’une communication inadaptée aux individus qui la composent. Notre approche culturelle latine y est pour beaucoup, car l’information est souvent perçue comme synonyme de pouvoir : on garde l’information pour soi, parce qu’elle devient un élément de pouvoir par rapport à ceux qui ne la détiennent pas.

Dans ce contexte, il est clair que les notions de partage, de mise en commun et de cohérence risquent peu d’être développées. Or, c’est sur le développement de ces approches que repose la performance d’une entreprise. Faute de véritable stratégie de communication et d’information, les individus sont dans l’incapacité d’agir au-delà du travail qui leur est demandé, dans l’incapacité d’anticiper, de réfléchir afin de développer de nouvelles approches ou de laisser libre court à leur créativité. Faute de véritables canaux de communication, c’est la rumeur qui souvent répond aux besoins d’information des individus. Elle devient alors un frein supplémentaire à tout changement, c’est-à-dire à toute évolution qu’elle soit d’ordre culturelle, organisationnelle ou dédiée à l’innovation.

La communication, premier levier pour faire évoluer la culture d’entreprise

Dans un modèle hiérarchisé (vertical) tel que le nôtre, la communication interne est souvent organisée sur un mode descendant, c’est-à-dire partant du haut de la pyramide pour en atteindre les différents niveaux de hiérarchie et arriver au final à la base. Ce processus engendre une déperdition d’information pour différentes raisons. La notion de pouvoir évoquée précédemment, qui aura pour conséquence une rétention d’information, mais également une notion d’interprétation voire, de transformation de l’information d’origine en fonction des enjeux de chacun des relais, de leurs statuts, de leurs projets ou de leurs intérêts. Ce type de communication génère un cloisonnement qui ne permettra pas le développement spontané d’une intelligence collective, pourtant indispensable à toute créativité et recherche de performance. C’est donc sur cet axe qu’il devient urgent d’agir, si l’on souhaite impulser de nouveaux comportements.

La communication interne souvent malmenée voire, non réfléchie est pourtant la base même de toute stratégie au sein d’une organisation. Si elle est de fait, directement influencée par les différents aspects culturels qui composent l’entreprise (culture d’entreprise, culture organisationnelle, culture latine), elle est également le premier levier d’action pour permettre à cette culture d’évoluer. Car, l’ensemble de ces différentes approches culturelles est souvent transmis, validé, modifié par les informations et les idées véhiculées par l’ensemble des individus qui composent l’entreprise. C’est en fonction de la volonté, de la stratégie et de la qualité des informations transmises, de l’adaptation de la communication aux différents membres (c’est-à-dire à leurs besoins et attentes en termes de communication), de l’efficacité des moyens de communication utilisés que ce système peut évoluer.

La communication interne ne peut donc se réduire à transmettre un minimum d’information mais doit être perçue comme l’essence même du management de l’organisation. Quelle information ? Comment c’est-à-dire sur quel mode, avec quels structuration et vocabulaire? Quand ? À qui ? À quel rythme ? Pourquoi ?...

C’est sur l’ensemble de ce questionnement que repose la définition des stratégies managériales à développer dans le cadre d’une course à la compétitivité. La communication et le management sont deux fonctions interdépendantes au sein des organisations. Nombre d’idées ou de stratégies de management ont échoué faute d’avoir été accompagnées d’une communication efficace et adaptée au public ciblé pour lui permettre de se les approprier. En effet, comment agir si l’on ne comprend pas la finalité de ce que l’on fait ? Si l’on n’y trouve pas un intérêt quelconque ? Quel manager, quel dirigeant serait capable de prendre des décisions ou de mener des actions sans les comprendre ou sans en percevoir la finalité ? Aucun me direz-vous ! Je suis d’accord.

Au regard de ce constat, je pense qu’il est temps de prendre en compte qu’il en va de même pour les collaborateurs !

De ce fait, le manager doit être avant tout un excellent communiquant, ce qui ne s’improvise pas mais se réfléchit, s’adapte et se manage au sens accompagnement du terme. Souvent perçue comme innée par l’ensemble des dirigeants et des managers, la communication raisonne malheureusement davantage avec information qu’avec collaboration.

Collaboration et communication, main dans la main

Levier le plus efficace à disposition des organisations pour permettre aux individus d’adapter et de faire évoluer leurs comportements en fonction du contexte, la communication permet (si elle est menée stratégiquement et de façon adaptée aux individus) d’analyser, de comprendre et de connaître leurs comportements, normes, valeurs, attentes et besoins afin d’être en mesure de définir de façon adaptée les stratégies managériales nécessaires au développement de l’entreprise.

Car, si ces stratégies sont en phases avec les attentes, les besoins et les références culturelles des salariés, c’est autant de temps de gagné en termes de compréhension, d’appropriation, d’implication, de motivation, d’autonomie, de connaissances, de réflexion. Et il semble bien que notre économie souffre aujourd’hui d’impatience à devenir réactive !

L’enjeu du travail collaboratif synonyme du développement d’une intelligence collective repose aujourd’hui sur deux axes souvent occultés dans les différentes démarches proposées pour le favoriser (je fais référence à l’ensemble des outils 2.0 développés ces dernières années au nom du collaboratif). D’une part, il doit avant s’inscrire dans une démarche volontaire de la part des individus concernés et d’autre part, être impulsé et accompagné par le développement d’une communication efficace et adaptée qui favorise le développement des comportements nécessaires à la création d’une intelligence collective et d’une organisation apprenante : deux facteurs-clés indispensables au développement de la créativité des individus.

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